Depuis plusieurs décennies, la Savate Beaumontoise fait rayonner Beaumont-lès-Valence bien au-delà de la commune. Avec des champions du monde à son palmarès et l’organisation régulière d’événements nationaux, le club s’impose comme une référence. Rencontre avec son président, Pierre Rollet, et son fondateur, Stéphane Coutelier.
Pierre Rollet :
Je suis Beaumontois depuis 1979 et président du club depuis 2001. Je suis retraité chirurgien-dentiste et je pratique la savate, ou boxe française, depuis 40 ans.
Stéphane Coutelier :
Je suis Beaumontois depuis 1979 également, et ma famille est originaire de Beaumont-lès-Valence depuis plusieurs générations. Je suis responsable du service des sports de la ville de Portes-Lès-Valence et diplômé d’État d’éducateur sportif en savate boxe française. J’ai ouvert le premier club à la MJC à 18 ans, après avoir obtenu mon monitorat. Cela fait aujourd’hui 38 ans que je pratique la savate.
À l’origine, le club faisait partie de la section sportive de la MJC. Lors de la construction du gymnase en 2001, nous avons pris notre indépendance.
Aujourd’hui, nous disposons de notre propre salle au sein du gymnase. Nous l’équipons nous-mêmes et investissons chaque année dans du nouveau matériel afin d’améliorer les conditions d’entraînement.
Il s’agit du même sport : une discipline qui associe coups de poings et coups de pieds.
Le nom a évolué au fil du temps. L’appellation « savate » a permis de donner une dimension plus universelle à la discipline et de la rendre plus accessible. Ces quinze dernières années, le sport s’est fortement développé et il est désormais pratiqué sur tous les continents.
Un entraînement débute toujours par 15 minutes d’échauffement.
Nous enchaînons ensuite avec des ateliers techniques, du travail cardio, du renforcement musculaire et des phases d’assaut.
Lors des combats, les coups sont contrôlés : nous privilégions la précision et la technique, jamais la violence. La séance se termine par des étirements, le tout dans une ambiance conviviale.
La première chose à savoir est que les coups sont maîtrisés. La sécurité et le respect sont des priorités.
Pour celles et ceux qui ne souhaitent pas pratiquer le combat, nous proposons également du fit-boxing : une activité très cardio, en musique, qui permet de travailler l’ensemble du corps sans opposition directe.
Nous avons formé au fil des années :
Nous sommes particulièrement fiers de ces résultats, qui témoignent du travail accompli depuis plusieurs décennies.
C’est la cinquième fois que nous organisons et recevons cette épreuve.
Depuis l’an dernier, nous avons franchi un cap important dans l’organisation. Les premières éditions avaient lieu à la salle des fêtes, avec une capacité plus limitée.
Aujourd’hui, nous avons professionnalisé l’événement :
Il s’agit désormais d’un véritable gala sportif.
L’an dernier, l’événement a rassemblé 700 personnes. Nous espérons une affluence similaire cette année.
Le niveau Elite A représente le plus haut niveau national.
On débute en 2ᵉ série, avec davantage de protections, notamment le casque. Pour accéder au niveau supérieur, il faut cumuler 15 points en remportant des combats.
Ensuite vient l’Elite B : le casque disparaît, mais les protections restent obligatoires.
Les finalistes du championnat de France Elite B accèdent à l’Elite A, qui ouvre les portes des sélections en équipe de France et des compétitions internationales.
L’après-midi :
Le soir, à partir de 19h :
Plusieurs champions et championnes reconnus au niveau international seront présents.
Elles déterminent les finalistes du Championnat de France Elite A, dont les finales auront lieu en mars et avril.
Rendez-vous le 14 mars au gymnase Marcel Cerdan de Beaumont-lès-Valence pour assister à des combats de haut niveau!