Chenilles processionaires

Ces chenilles aux poils urticants peuvent entraîner des troubles de la santé tels que démangeaisons, conjonctivite, maux de gorge…

La vigilance est donc de mise, en évitant tout contact avec les chenilles, leur nid et les zones potentiellement infestées. En effet, les poils urticants de la chenille se détachent très facilement lors d'un contact ou sous l'effet du vent.

Comment les reconnaître ?

La chenille processionnaire du pin est la larve d'un papillon de nuit, le Thaumetopoea pityocampa, qui éclot durant l'hiver. La femelle papillon recherche alors un pin (ou un cèdre) pour y pondre ses œufs, qui seront déposés en rangées parallèles par paquets de 150 à 320, formant un manchon de 2 à 5 cm gris argenté recouvert d'écailles sur les rameaux ou les aiguilles de pin. L'éclosion a lieu 5 à 6 semaines après la ponte.

Cet insecte est surtout connu pour son mode de déplacement, en file indienne. Les chenilles se nourrissent des aiguilles de diverses espèces de pin et de cèdre.

Mesurant environ 4 cm, elles sont brunes avec des tâches orangées, recouvertes de poils. Leur pouvoir urticant provient d'une fine poussière qui se détache de plaques situées sur le dos et la partie postérieure de la chenille. Les poils de la chenille se détachent très facilement lors d'un contact ou sous l'effet du vent.

La processionnaire du pin (Thaumetopoea pityocampa) peut être confondue avec la processionnaire du chêne à cause de son comportement larvaire grégaire. En effet, les chenilles se déplacent également en processions. Toutefois, il est important de vérifier l’arbre hôte, car la processionnaire du pin attaque, comme son nom l’indique, toutes les espèces de pins, ainsi que les cèdres et quelques espèces de sapins, alors que la processionnaire du chêne ne s’attaque qu’aux chênes caduques. De plus, leur cycle de vie n’est pas le même, les chenilles processionnaires du pin se développent durant l’hiver dans leur nid, alors que les chenilles processionnaires du chêne se développent durant le printemps et l’été.

Pour signaler un nid

Contactez la mairie par email : contact@beaumontlesvalence.fr

Envoyer l'adresse, si possible des photographies des nids.

Chenille processionnaire : comprendre son cycle pour mieux la combattre

Stade du cycle

Période (variable selon le climat)

Description

Moyens de lutte / Recommandations

Formation des nids

Octobre → mi-février

Les chenilles forment des nids (cocons) visibles dans les arbres, principalement les pins.

 

Lutte mécanique : suppression des cocons au sécateur ou avec du matériel d’élagage.
⚠️ Intervention obligatoire avec équipements de protection individuelle (EPI) ou matériel spécifique.
Élimination des nids : par le feu ou par immersion dans l’eau (noyade), afin d’éviter que les chenilles ne s’enterrent et ne relancent le cycle.

 

Procession

Janvier → avril

Les chenilles quittent l’arbre en file indienne pour aller s’enfouir dans le sol. Phase très urticante et dangereuse.

 

Lutte mécanique : pose d’écopièges sur le tronc pour intercepter les chenilles lors de la descente.
⚠️ Manipulation avec EPI.
• Retirer sacs/pièges 1 mois après les dernières descentes.
• Ne pas vider les sacs : les brûler ou les surbalayer et jeter aux ordures ménagères (incinération).

 

Enfouissement – Chrysalides

Début avril → fin juin

Les chenilles s’enfouissent dans le sol (5 à 20 cm) et se transforment en chrysalides. Cette phase peut durer de quelques mois à 5 ans.

 

Aucune lutte directe recommandée à ce stade.
Prévention : anticiper la gestion paysagère et privilégier des essences non hôtes lors de nouvelles plantations.

 

Vol – Accouplement – Ponte

Juin → mi-septembre

Émergence du papillon de nuit, accouplement et ponte des œufs dans les arbres.

 

Lutte mécanique : pose de pièges à phéromones attirant les mâles dans un bocal dont ils ne peuvent ressortir.
➡️ Empêche l’accouplement.
✔️ Méthode complémentaire aux autres actions.

 

Toute l’année

Toute l’année

Régulation naturelle par les prédateurs.

 

Lutte biologique : installation de nichoirs à mésanges.
La mésange, insensible aux poils urticants, consomme jusqu’à 500 insectes/jour en période de nidification.
Implanter les nichoirs près des arbres sensibles.

 

Vous avez été ou êtes exposés à des chenilles processionnaires, quels sont les symptômes ?

Par leur structure particulière, ces poils s'accrochent facilement aux tissus (la peau et les muqueuses) y provoquant une réaction urticarienne par libération d'histamine (substance aussi libérée dans les réactions allergiques).
Ces propriétés urticantes persistent même après la disparition de la chenille.

  • Contact avec la peau
    Apparition dans les huit heures d'une éruption douloureuse avec de sévères démangeaisons. Les poils urticants se dispersent aisément par la sueur, le grattage et le frottement ou par l'intermédiaire des vêtements.
  • Contact avec les yeux
    Développement après 1 à 4 heures d'une conjonctivite (yeux rouges, douloureux et larmoyants).
  • Contact par inhalation
    Les poils urticants irritent les voies respiratoires. Cette irritation se manifeste par des éternuements, des maux de gorge, des difficultés à déglutir et éventuellement des difficultés respiratoires.
  • Contact par ingestion
    Il se produit une inflammation des muqueuses de la bouche et des intestins qui s'accompagne de symptômes tels que de l'hypersalivation, des vomissements et des douleurs abdominales.